La question de la professionnalisation du métier de coach est d’actualité, notamment depuis la parution récente des résultats de la dernière étude menée par le Syntec sur le coaching en milieu professionnel, et méritait d’être clairement abordée en public.
Jeudi 3 mai, une conférence sur ce thème, (le titre de la conférence est tiré d’une brochure éditée par l’ICF) animée par Laïla BENRAISS-NOAILLES, Responsable pédagogique du Master 2 MRH et du D.U Coaching de l’IAE de Bordeaux, a réuni à l’IAE de Bordeaux un public de plus de 120 personnes.

Un besoin de clarification pour la profession et pour les clients

Zoom : Etude 2011 du Syntec

les résultats 2011 de l’étude sur le Coaching menée par le Syntec font apparaître une vision élargie du recours au Coaching en milieu professionnel et des attentes accrues en matière de professionnalisation du métier.
En 2011, le Coaching est davantage perçu dans un contexte d’accompagnement de la croissance plutôt qu’un outil de gestion de difficultés. Centrée sur le « renforcement des compétences managériales » en 2004, la démarche de coaching s’étend aujourd’hui aux problématiques de « développement professionnel » et « d’évolution des comportements dans l’entreprise ». Quant aux destinataires de la prestation, ils ne sont plus uniquement des dirigeants et managers pour la moitié des clients ayant régulièrement recours au coaching (contre ¾ des sociétés y faisant rarement appel). D’ailleurs, la première motivation de recours au Coaching est devenue « l’amélioration du fonctionnement avec l’équipe », dépassant en 2008 « le développement du style de management et l’élargissement des responsabilités ».

Des critères pour reconnaître un coach professionnel

Les trois intervenants

Michèle GAUTHIER, Déléguée régionale de l’EMCC France – L’association Européenne de Coaching
Nadine VIDALENC, Présidente de l’antenne Aquitaine grand Sud-Ouest de l’ICF – International Coach Federation)
Stéphane SEIRACQ, co-responsable pédagogique du D.U Coaching de l’IAE de Bordeaux et coach professionnel (Emergenc)

ont échangé sur leur vision respective du métier et des pratiques, et sur celles des ces deux principales fédérations de coaching représentées en France (à noter : ces deux fédérations se réfèrent à un code de déontologie élaboré en commun).
Voici en résumé, les principaux critères d’évaluation évoqués, qui permettent de mesurer concrètement la compétence professionnelle d’un coach :

  • avoir suivi une formation appropriée, accréditée par une ou plusieurs fédérations de coachs
  • avoir effectué un travail de connaissance de soi significatif
  • bénéficier d’une supervision régulière de sa pratique
  • avoir une pratique conséquente
  • appliquer la déontologie de sa fédération ou de son centre de formation

En effet, outre des compétences “techniques”, la qualité du coach se reconnait à ses comportements éthiques, dont principalement :

  • le respect de la confidentialité
  • l’accord formel sur le contrat
  • la reconnaissance de ses limites et de ses champs de compétence
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